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samedi 17 mars 2012

Critique du film "The lost legend of Sinbad"

Attention ! Cette critique peut contenir des spoilers !




Adapter une oeuvre littéraire classique, un conte ou une légende populaire en la transposant dans un contexte contemporain est une initiative méchamment casse-gueule mais qui a déjà fait ses preuves et qui s'avère désormais typique des productions de la Asylum. Cette fois-ci, il s'agit de présenter un des contes des milles et une nuits. En l'occurrence, il s'agit du plus connu d'entre eux avec Ali Baba et les 40 voleurs. Je parle bien sûr des aventures de Sinbad le marin !

Tout comme "Sherlock Holmes" qui est de loin un des meilleurs films proposés par le catalogue Asylum, "The lost legend of Sinbad" propose, malgré de nombreuses prises de liberté évidentes par rapport au matériau de base, une adaptation inventive, généreuse, bon-enfant et suffisamment distrayante pour que l'on puisse passer un excellent vendredi soir devant sa télé pour le peu que l'on connaisse les différents épisodes de la légende et que l'on adhère aux séries Z made in Asylum.
Histoire de vite expédier les grandes différences entre le film et l'histoire de base, soulignons le premier problème : le scénario part rapidement en sucette en ce qui concerne l'adaptation. En fait, la trame principale est complètement différente. Ici, ce n'est pas vraiment le hasard qui conduit Sinbad à ses sept aventures pour finalement le mener vers la notoriété et la richesse. Il s'agit en fait d'une ancienne prophétie annonçant que seul un héros au coeur pur pourrait (comme d'habitude) apaiser la colère du dieu des Océans Ellak Icchu et ainsi sauver le monde de sa destruction. Mais bon, ce n'est pas la première fois qu'on change complètement d'intrigue dans le domaine de l'adaptation cinématographique (le meilleur exemple étant justement le dessin animé Sinbad sorti en 2002), alors, on ne va pas commencer à polémiquer inutilement... D'autant que le scénario ne fait pas réellement preuves de grosses incohérences puisqu'il se limite à un héros qui sauve le monde !


Parlons alors des effets spéciaux, sujet souvent délicat quand il s'agit de parler de films de la Global Asylum que l'on a tendance à connaître pour ses CGIs parfois trop approximatifs. Ici, ils remplissent parfaitement leur contrat : si il est flagrant que les créatures ne sont pas réelles, les images de synthèse sont loin d'être ratées et les interactions avec les acteurs sont souvent réussies. En revanche, les effets spéciaux de la colère d'Ellak Icchu sont particulièrement étranges. Cependant, cela fait vraiment plaisir de voir des effets "catastrophes" aussi ambitieuses que ceux d'un "Transformers" ou d'un "2012" et la destruction des bâtiments est relativement crédible...

Si, pour ce qui est de la technique, le film présente quelques défauts habituels comme le manque de moyens souvent flagrants, il dispose également, à l'instar d'un Sherlock Holmes, ce que le studio peut proposer de meilleur pour le plus grand bonheur du public : des personnages sympathiques (même si les méchants sont très méchants et les gentils très gentils), des monstres à foison (des dinosaures, des cyclopes, des pieuvres géantes) et des scènes que l'on ne retrouve ailleurs que dans des blockbusters américains (une montgolfière, car chez Asylum, on aime les montgolfières, le monde qui est détruit par les océans, la scène finale dans les profondeurs marines). 

Les acteurs, en revanche, à part Bo Svenson, ne jouent pas tous vraiment bien, contrairement à "Sherlock Holmes". En revanche, la réaction de Sinbad à l'attaque du crabe qui lui vole sa valise pleine d'argent vaut vraiment le détour : au lieu de flipper en se rendant compte qu'il pourrait frôler la mort face à un crabe géant, il s'énerve du fait qu'un crabe aie volé son fric et se met à gueuler comme un demeuré après le crabe...
"Raaaaah ! Putain de crabe ! Le crabe il a volé mon fric ! Putain de craaaabe !"

Au final, "The lost legend of Sinbad" vaut le coup d'oeil parmi les Asylum pour ses monstres à foison, ses scènes assez amusantes, son petit côté "aventure épique du bien contre le mal" et son aspect naïf et bon enfant. A voir mais avec des amis pour rire ou avec ses enfants pour le plaisir ! 


On a aimé : 
•Une aventure épique, une vraie !
•Des monstres à foison
•Beaucoup d'effets spéciaux
•Le matériel de base relativement respecté
•L'attaque du crabe géant
•La scène finale avec Ellak Icchu
•Bo Svenson

On a moins aimé :
•Des acteurs parfois stupides
•Scénario un peu linéaire et conventionnel
•Quelques faux raccords









mercredi 29 février 2012

Désormais partenaires !

Pas plus tard qu'hier, notre site a été recensé dans le blogroll du site officiel de la "Global Asylum" et ce n'est plus ni moins que Paul Bales en personne qui nous a remercié de notre soutien ! Quelle heureuse nouvelle si stimulante pour Pro-Asylum !


Remerciements à Mike DiGrazia pour ce logo en grande taille.

dimanche 19 février 2012

Aperçu : "The lost legend of Sinbad"

Fiche technique:
Année : 2010
Pays : USA
Réalisateurs : Ben Hayflick et Adam Silver
Scénariste : Ben Hayflick et Adam Silver
Durée : 89 min.
Musique : Chris Ridenhour
Casting : Patrick Mudloon
                Bo Svenson
                Sarah Desage
Distribution : The Global Asylum
Page officielle : http://www.theasylum.cc/product.php?id=170


Synopsis : Sinbad, magnat américain particulièrement respectueux et aisé, fait installer une immense plateforme pétrolière au milieu de l'océan Indien. Hélas, cette plateforme et son équipages se retrouvent déjà sujets à une attaque de pirates qui demandent aussitôt à Mr. Sinbad une immense rançon s'élevant à plusieurs millions de dollars. Celui-ci et son équipe s'en vont donc aussitôt livrer l'argent tout en se préparant à utiliser une solution nettement moins onéreuse.
Mais à peine sont-ils arrivés que son hélicoptère s'écrase et qu'un monstre titanesque doté d'imposantes tentacules entraîne le pétrolier dans les profondeurs de l'Océan. Il atterrit alors sur un île déserte sur laquelle il prendra connaissance d'une prophétie et apprendra ce qui s'est passé : son navire était malheureusement posé sur le territoire du Dieu des mers, Ellak Icchu. Furieux que les humains aient décidé d'installer le pétrolier au-dessus de son repaire, celui-ci décide de provoquer une catastrophe à échelle mondiale qui provoquera la fin du monde.
Sinbad est alors aussitôt entraîné dans une aventure fantastique dans laquelle il devra accomplir sept épreuves afin de prouver à Ellak Icchu sa véritable valeur et ainsi sauver l'humanité de sa future annihilation... 


Panorama d'affiches :

Aperçu de la bande originale de Chris Ridenhour :
Disponible ici :
Cette Bande sonore est disponible sur l'album 'The Land that Time Forgot : the fantasy film music of Chris Ridenhour" sur laquelle vous pouvez également retrouver les musiques de "Merlin et la guerre des dragons", "Dragonquest" et bien sûr "The land that thime forgot" !

Bande-annonce :


samedi 28 janvier 2012

Mise à jour de la fiche de Sherlock Holmes

Nous comptons mettre à jour la fiche de l'aperçu du film "Sherlock Holmes : les mystères de Londres" que nous adorons car nous venons de découvrir pas plus tard qu'aujourd'hui une nouvelle cover DVD qui est en fait le dvd Thaï. Il faut avouer que l'affiche est absolument superbe ! 


jeudi 26 janvier 2012

Le myspace de Chris Ridenhour

Si vous nous suivez depuis un bout de temps, vous savez sans doute que nous adorons la musique de Chris Ridenhour, compositeur de la bande musicale de la plupart des productions "Asylum".
Il faut bien admettre que ses thèmes n'ont souvent rien à envier aux blockbusters américains des années 80/90, ce qui leur confère sans doute un certain charme assez rétro symbolique de l'époque où les musiques de film vous restaient dans la tête pour un bon bout de temps !

Il est temps de lui faire honneur, et c'est pourquoi nous vous proposons par le biais du lien ci-dessous de visiter son "myspace" sur lequel vous pouvez écouter ses thèmes principaux en entier mais il n'y a malheureusement pas moyen de les télécharger.



dimanche 22 janvier 2012

Critique du film "Mega Python vs Gatoroid"

Attention ! Cette critique peut contenir des spoilers !



Aujourd'hui, chers lecteurs, une fois de plus, "Pro-asylum" va vous critiquer un de ces films que l'on peut considérer comme faisant partie du top du Z, et ça tombe bien puisqu'il trône désormais dans les rayons de nos dvd shops, orné d'une superbe jaquette qui en met plein la vue...
Bien évidemment, en tant qu'amateurs du bon Z, nous nous sommes lancés dans la vision de ce nouveau long-métrage de chez Asylum qui nous avait déjà offert quelques films de monstres géants mais souvent trop ennuyeux (Mega shark vs giant octopus) ou pas assez assumés (Mega shark vs Crocosaurus).

Mega Shark se faisant vieux (mais qui apparaîtra probablement bientôt dans un troisième opus), il cède sa place à deux nouveaux-nés : le Mega Python et le Gatoroid ! Ou plutôt, une flopée de mega pythons et de gatoroids car ici, il ne s'agit pas que d'un simple duel mais d'une véritable guerre !
Du moins, au début puisque le film se divise en deux parties distinctes : tout d'abord, l'affrontement, et ensuite, l'alliance car, pour une raison quelconque, les deux races se sont peut-être bien dit que ce serait plus judicieux de s'allier pour boulotter les humains... Le tout sans aucun temps mort ! 


Il est évident que nous ne pourrions point parler de ce film sans souligner le fait qu'il ait été réalisé par Mary Lambert, s'étant déjà fait une réputation avec "Simetierre" (adapté du roman de Stephen King) et "Urban legend 3 : bloody Mary". Notons également que les deux personnages principaux sont crédités Deborah Gibson et Tiffany, deux chanteuses pop ayant connu un grand succès aux Etats-Unis dans les années 80 et, paraît-il, assez rivales, ce détail paraît anodin en France mais aura un plus grand impact aux USA du fait que, justement, à l'image de deux rivales, les deux héroïnes principales s'entendent comme chien et chat (ou comme python et alligator). Le public français reconnaîtra donc surtout Kathryn Jootsen de "Desperate Housewives"...

Bref. En fait, ce qui rend ce long-métrage si charmant, c'est son côté (à l'image de Mega Piranha) second degré assumé. En effet, ça ne se prend jamais vraiment trop au sérieux, non seulement les deux héroïnes principales (même si l'une paraît plus héroïque que l'autre) sont toutes les deux vraiment stupides et enclenchent à elles seules une énorme gaffe qui coûtera la vie à l'humanité (cf. notre synopsis dans l'aperçu ci-dessous).
D'un autre côté, on se dit tant mieux car, si elles s'étaient acheté un cerveau en cours de route, on aurait pas eu droit à cette succession de morts et de scènes toutes aussi absurdes les une que les autres, bourrés de personnages caricaturaux dont le seul faisant preuve d'un peu de bon sens est le professeur indien guidé par les ancêtres (comme d'habitude) !

De plus, loin de tricher comme "Mega Shark vs Giant octopus" qui valait le détour pour deux ou trois scènes (dont celle de l'avion qui a fait toute sa réputation), on ne s'éternise ici pas sur des dialogues inutiles, il y aura toujours un monstre qui apparaîtra un moment ou l'autre, surtout dans la première partie qui propose surtout quelques effets gores assez sympathiques puisque dans la seconde, personne n'a le temps d'hurler ou de fuir avant de se faire boulotter instantanément par les monstres. Par exemple, un mega python avalera tout rond un train en ne laissant aucun survivant et un gatoroid défonce un centre commercial surmonté ironiquement d'un panneau publicitaire "Monster sale !" (Soldes monstre !).
Et quand les bestioles ne se montrent pas à l'écran, on a quand même droit à quelques belles scènes d'affrontement entre les deux autres créatures destructrices du film, la meilleure étant celle où elles finissent par se battre pieds nus, couvertes de nourriture et de crème en se roulant par terre et en hurlant comme des sauvages en plein milieu d'une soirée chic devant des invités à l'air plutôt consterné...



Pour ce qui est de la substance, on a eu tout le temps de s'extasier dessus dans le dernier paragraphe : c'est l'éclate et le pétage de plombs total.
Maintenant, peut-on conclure que "Mega pyhton vs Gatoroid" est un vrai bon film ? A vrai dire, à la fois oui et non car si son côté "second degré" assumé le rend largement regardable, les CGIs restent ratés, l'interprétation approximative malgré un casting honnête et cela reste tout de même une série Z. Mais une très bonne série Z de monstres comme on aimerait en voir plus souvent : généreuse, absurde, rythmée et fun tout au long de son visionnage doté d'un aspect dérisoire, voire même parodique qui le rend largement plus drôle que beaucoup d'autres fausses comédies françaises !
Quant au DVD sorti chez nous, il ne propose que le film et le choix des chapitres, pas de VO ni de bonus, dommage ! Une édition blu-ray existe peut-être mais nous ne sommes pas tombés dessus...


 On a aimé :
•Le côté "nanar assumé"
•Des monstres gloutons 
•Kathryn Jootsen
•Des scènes mémorables et gentiment absurdes 
•Quelques effets gores assez sympathiques
•Pas de temps mort
•Le combat entre Debbie Gibson et Tiphanny 

On a moins aimé :
•Des CGI ratés
•Une bande-son qui passe un peu plus inaperçue que d'habitude
•Une édition dvd minimaliste
•Ça reste quand même très stupide


En bonus, les péripéties d'une belle histoire de mutations :



mardi 17 janvier 2012

Aperçu : "Mega Python vs Gatoroid"


Fiche technique 
Année : 2011
Pays : USA
Réalisateur : Mary Lambert
Scénariste : Naomi L. Selfman
Durée : 90 min.
Musique : Chris Ridenhour
Casting : Deborah Gibson
                Tiffany
                Kathryn Joosten
Distribution : The Global Asylum
Page officielle : http://www.theasylum.cc/product.php?id=184


Synopsis : Tout commence lorsqu'un commando d'écologistes prêts à dépasser tout excès libèrent d'un laboratoire des pythons destinés à des expériences scientifiques.
Lorsqu'ils lâchent les reptiles dans les eaux des Everglades, ils ignorent encore qu'ils ont lâché dans la nature de monstrueux mutants !
Désormais gigantesques, les pythons dévastent l'écosystème et pire encore, s'attaquent à de nouvelles proies humaines !
Afin de contrer cette menace et de venger son mari dévoré par les monstres, la policière chargée de la garde de la réserve naturelle des Everglades décide d'administrer aux alligators de la région de très puissants stéroïdes développant leurs muscles à vitesse démesurée...
Si les alligators et les serpents s'affrontent comme il en était convenu, une fois ayant atteint un stade de croissance des plus sinistres et anormal, ils se décident à faire front commun contre l'être humain !


Panorama d'affiches :

Aperçu de la bande originale de Chris Ridenhour :


Bande-annonce :